mardi 25 janvier 2011

Doullens : une agence menacée ?

La casse continue. Après l'agence de Creil qui fonctionne sans journaliste depuis bientôt deux mois, au tour maintenant de celle de Doullens. La semaine dernière, pendant trois jours, du lundi au mercredi, pas de journaliste au bureau. Les pages de la locale Doullens ont été confiées à un correspondant. La CFDT dénonce cette politique et exige qu'un journaliste soit à nouveau affecté à Doullens. Elle rappelle à notre "Vertueux pluraliste" qu'il s'est engagé à ne pas fermer d'agence (sauf Creil). La CFDT sait aussi quelle valeur accorder à sa parole (et à ses écrits) "irrévocables". Comme "albertlondres" a décrété depuis belle lurette qu'il n'y aurait plus de gratteux à l'agence le week-end, elle est restée vide durant cinq jours. Mais cela ne l'inquiète pas plus que ça. Recruté pour redresser les ventes, il a jusqu'à présent réussi l'exploit de les faire chuter en dessous de la barre symbolique des 60 000 exemplaires. L'épisode Doullens où le CP vend quand même 2 800 journaux n'est que le énième rebondissement d'un travail de sape qui consiste à détruire tout ce qui peut fonctionner. Après avoir fermé l'agence de Ham, cassé à plusieurs reprises l'équipe rédactionnelle de Compiègne, réduit à néant le service photo, démantelé le service reportage (et on en oublie), "albertlondres" s'est attelé, depuis septembre 2010, à l'édition de l'Amiénois. Elle était animée par une équipe qui parvenait, grâce à sa présence sur le terrain, à maintenir le niveau de ventes dans un contexte difficile. Insupportable pour "albertlondres" ! Un service qui fonctionne doit être démantelé. Il s'y est attaché avec zèle et brio : depuis octobre, les ventes chutent régulièrement de 4% par mois sur ce secteur. Encore bravo ! L'essentiel, c'est que les "gentils ch'tis" lui accordent toujours leur confiance.

1 commentaire:

  1. Salut CFDT. C'est toujours nous. On ne vous a jamais remerciés d'avoir - finalement - publié nos précédents commentaires... pour les utiliser dans votre sens mais c'est de bonne guerre. Si vous publiez celui-ci, au moins vous permettrez aux quelques lecteurs de votre blog de ne pas généraliser. De ne pas tomber dans le piège de la sape systématique et paradoxale à laquelle vous vous efforcez d'article en article. Car sous prétexte de défendre l'entreprise, vous lui causez un tort considérable en plaçant sur le domaine public vos allégations (mensongères, est-il utile de le préciser ?), vos procès d'intention, vos haines et vos aigreurs.
    Le tort s'étend à vos collègues, journalistes, qui, sous aucune contrainte, traitent l'actualité régionale avec professionnalisme et indépendance. Quand le Front National fait l'actualité, quelle solution apportez-vous, autre que le dénigrement de ceux qui ont suivi l'information et l'ont délivrée aux lecteurs en toute impartialité ?
    Ecrire que le service photo a été réduit à néant alors qu'il n'a jamais autant apporté de contenu au journal que depuis quelques mois, c'est écraser de mépris vos confrères photographes qui réalisent un excellent travail sur le terrain, aux côtés de leurs collègues rédacteurs.
    Quant à annoncer la fermeture de l'agence de Doullens, prenez vos responsabilités vis-à-vis des lecteurs ! Vous avez raison, syndicalement, de donner votre avis à la rédaction en chef sur les problèmes d'organisation internes ; c'est votre rôle. Mais en tirer des conclusions Nostradamesques (!) devient dangereux, encore une fois si c'est positionné sur la place publique.

    Des amis qui veulent du bien au Courrier picard.

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