jeudi 18 novembre 2010

Faites le buzz, votez CFDT le 1er décembre

La page de la scop est définitivement tournée.
Le mandat que vous allez confier à vos nouveaux élus du personnel pour deux ans (2010-2012) s’inscrit désormais dans le contexte Voix du Nord.
En 2009, les repreneurs du Courrier picard se sont engagés sur un plan à trois ans. Le Comité d’entreprise qui sera élu le mercredi 1er décembre 2010 aura pour mission première de veiller à son respect mais aussi à sa pérennité.
En votant CFDT, vous vous doterez de représentants vigilants et combatifs.

Trois actions prioritaires

Les candidats CFDT se fixent trois actions prioritaires.

1. L’embauche immédiate de tous les journalistes recrutés en CDD sur des postes de CDI (ils sont à ce jour plus de vingt)

2. La renégociation de l’accord salarial sur la même base indiciaire que celui de la Voix du Nord. A savoir un salaire d’embauche à l’indice 140 PQR (et non 120).

3. Une prime journal du 7e jour. Toutes les rédactions de France en ont obtenu une lorsqu’elles ont lancé un journal du dimanche, sauf celle du Courrier picard.

Cette année, nos amis du SNJ, avec qui nous faisions alliance jusqu’alors, ont souhaité partir seuls. Nos confrères de FO ont accepté de se joindre à nous. C’est donc une nouvelle fois une liste d’union que nous vous proposons.

La CFDT a montré ces dernières années qu’elle savait se battre face à des directions et une rédaction en chef qui la stigmatisent.
Notre franc-parler et notre absence de démagogie ont certes coûté cher à nos militants mais sans la CFDT quelles informations auriez-vous eues sur les soubresauts du journal ?
Seule la CFDT a su établir un lien entre tous les journalistes.

C’est pourquoi dès réception du matériel électoral (pour ceux qui votent par correspondance) et le mercredi 1er décembre 2010 entre 15 heures et 19 heures salle Catelas à Amiens, vous voterez pour les candidats de notre liste.

lundi 15 novembre 2010

Mensonges et contre-vérités

Des menteurs, des affabulateurs !
Voilà ce que nous serions à la lecture d'un article publié par LePost.fr (http://www.lepost.fr/article/2010/11/11/2301221_un-article-ecrit-d-avance-le-courrier-picard-dement.html) qui a repris le jeudi 11 novembre 2010 un de nos articles "remarqué par Arrêt sur Images " (http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9607).

Cet article concernait "les Nostradamus de l'info". Nous racontions comment la hiérarchie du CP avait anticipé une manifestation de commerçants lors d'un conseil municipal de la ville d'Amiens au point de pré-écrire le début de l'article plusieurs heures avant l'événement.
"Donnez nous des faits qui confirment votre thèse", nous met en demeure un "anonyme" dans un des commentaires à cet article. Vos désirs sont des ordres, chef !
Puisque vous nous le demandez si gentillement, nous reproduisons ci-dessous l'original de la fameuse page qui, selon la hiérarchie, n'a jamais existé.



Comme cette reproduction risque de ne pas suffire, la CFDT dispose du témoignage d'une demi-douzaine de journalistes présents le soir de cette manipulation.
Mais eux aussi ont probablement tout inventé !

Du talent et de l'imagination, nous n'en manquons certes pas à la CFDT et c'est aimable, de la part de nos détracteurs, de nous reconnaître ces qualités. Elles ne vont, fort heureusement, pas jusqu'à broder un tel scénario.

"Est-ce que vous imaginez qu'on puisse écrire qu'il y avait 1 000 manifestants, sans le savoir ?" affirme, droit dans ses bottes, notre nouveau rédacteur en chef délégué dans une réponse qu'il a fait au Post pour démentir nos révélations. Non, à la CFDT, nous ne l'imaginons pas et pour cause. Aucune personne sensée ne peut croire qu'une section syndicale prendrait le risque d'une affabulation de la sorte.

Malheureusement, nous n'avons rien inventé et le texte que nous avons reproduit est bien celui que la hiérarchie du CP voulait imposer.
Une hiérarchie qui cherche à rejeter la faute sur ceux qui l'ont dénoncée. C'est d'ailleurs le rédacteur en chef délégué, ce passionné des médias (il anime un blog intitulé "La passion des médias"), qui a téléphoné au Post pour démentir.
Un démenti en forme de demi aveu puisqu''il reconnaît que "le chef d'édition a écrit trois mots pour donner la tonalité".

Cerise sur le gâteau, il prétend que ces dérives n'ont aucun lien avec l'arrivée des "gentils ch'tis" au CP, lui qui est passé par Nord Eclair. Voilà deux ans, le patron de la VdN a usé de son influence pour qu'il y revienne. Mais de directeur du journal de Roubaix n'en a pas voulu.
De là à imaginer que le grand chef "ch'ti" l'ait recommandé au PDG du CP, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas de crainte d'être accusés de "mensonges et contre-vérités".

mardi 2 novembre 2010

Nostra s'amuse

Nostradamus reviendrait-il à la mode grâce à la section CFDT du CP ?
Ces dernières semaines, il a fait "péter" l'audimat de notre "gentil" blog. Plusieurs centaines de pages vues en quelques jours. A la mairie d'Amiens et au conseil général de la Somme, on se serait jeté dessus.
"A ce rythme-là, vous allez bientôt avoir plus de connections que le site officiel du journal", s'est amusé un persifleur.

Restons modestes ! Ce succès, nous le devons en premier lieu à "albertlondres" qui a découvert le contenu de notre article (lire "Les Nostradamus de l'info") dans le bureau du maire d'Amiens avec qui il avait rendez-vous ce matin là. Le papier avait été mis en ligne (pur hasard, mais il fait parfois bien les choses) quelques heures avant qu'il ne soit lu par le premier magistrat de la capitale picarde.
Selon nos informations, l'entrevue n'a pas été triste. Gilles Demailly s'est livré à un essai comparatif : l'info municipale traitée dans le CP sous Gilles de Robien et la même sous son successeur. Mortel !
Toujours confraternel, "albertlondres" a demandé au maire de lui donner les noms des mauvais éléments. L'élu s'y est refusé, lui assénant au passage une petite leçon de management du style : "A la mairie, c'est moi le patron. Quand une erreur est commise, je l'assume et je règle ensuite le problème avec mon personnel." Traduction : "Vous êtes le patron de votre rédaction et vous n'assumez pas."
Il ne faudrait pas que le contenu de cette entretrevue parviennent aux oreilles des "gentils ch'tis". Non seulement ils ont renouvelé leur confiance au "meilleur rédacteur en chef de France", recruté par le duo "ericbesson"-"marcdallegeance", mais en plus ils comptent sur l'argent des collectivités locales pour remplir les caisses du journal. C'est plutôt mal parti parce que le président du conseil régional de Picardie et celui du conseil général de la Somme seraient sur la même longueur d'ondes que le maire d'Amiens.
La CFDT a voulu savoir ce que "laVoixdesonmaître" pensait de toute cette affaire et a posé une question écrite en délégués du personnel du mois d'octobre. L'ami des "gentils ch'tis" a refusé de répondre.
Une attitude que la CDFT a immédiatement interprétée comme une approbation des pratiques dénoncées dans cette affaire Nostradamus.
Une attitude qui confirme que le CP a perdu son indépendance rédactionnelle et que c'est désormais à Lille que se décide le contenu du journal.

On vote le 1er décembre

Les élections du comité d'entreprise et des délégués du personnel auront lieu au CP le mercredi 1er décembre 2010.
Grâce au "gentil" Xavier Bertrand, les élections professionnelles dans les entreprises, organisées auparavant tous les deux ans, le sont désormais tous les quatre ans. Effet pervers de cette loi : en fin de mandat, un certain nombre de comités d'entreprises sont exsangues. C'est le cas au journal où après différents plans de licenciements (PSE ou autres) au technique et une clause de cession à la rédaction, les suppléants suffisent à peine à pourvoir tous les postes de titulaires.
Les "gentils ch'tis" ayant considérablement réduits les effectifs avec près de 70 licenciements (PSE, clause de cession), la composition du comité d'entreprise risque d'être revue à la baisse. Elle pourrait passer de 7 élus à cinq. Le collège technique, autrefois largement majoritaire, a tout à craindre en étant ramené à la portion congrue (1 élu au lieu de deux).
Autres victimes de la prise de pouvoir des biloutes, les journalistes. La rédaction qui avait trois élus, pourrait n'en conserver que deux.
Les délégués syndicaux sont conviés ce mercredi 3 novembre 2010 pour "élaborer et signer le protocole d'accord électoral".
La CFDT militera pour le maintien des trois postes de titulaires dévolus à la rédaction.

vendredi 29 octobre 2010

L'exploitation du CDD par les "gentils ch'tis"

Trente-trois journalistes partis en clause de cession au 31 juillet 2010 et seulement une dizaine d'embauches en CDI depuis. Pour faire tourner la rédaction, "laVoixdesonmaître" a recours aux contrats à durée déterminée (CDD).
La CFDT a voulu savoir combien ils étaient et a posé la question en délégués du personnel d'octobre. La réponse fait froid dans le dos : VINGT-TROIS.

De ce chiffre, il convient toutefois d'en retirer deux : un étant sur un congé de longue maladie et un autre sur le remplacement d'un photographe en vacances.
Reste que depuis le 1er août, vingt et un jeunes confrères vivent dans la précarité.

Pourquoi ne les embauche-t-on pas ? Leurs contrats stipulent pourtant qu'ils remplacent des titulaires qui ont quitté l'entreprise et dont les postes n'ont pas été supprimés. Le code du travail est clair sur ce point : un poste de CDI ne peut pas être remplacé par un CDD. Mais les "gentils ch'tis" n'ont que faire des lois. Ils sont au-dessus. Seul, le respect de celles qui les avantagent leur importe.

Ainsi sur les éditions Haute Picardie et Saint-Quentin, 50% de l'effectif est précarisé (4 sur 8 pour l'une, 3 sur 6 pour l'autre). Ce n'est guère mieux en Picardie maritime (3 sur 8) ou au Desk (3 sur 9). Sans parler du Web (1 sur 2). En fait tout le monde est touché sauf... la hiérarchie. "albertlondres" ne peut pas se passer de ses petites mains.
En chef d'orchestre de cette précarité instaurée en mode de gestion de la rédaction, l'adjoint au rédacteur en chef, secrétaire général de la rédaction. Il fait merveille en la matière. Un vrai derviche tourneur !
Grâce à lui, nos jeunes confrères deviennent vite experts en géographie. Un mois à Abbeville, un autre à Creil, un troisième à Saint-Quentin, etc. "J'ai besoin de te tester, coco !" s'entendent-ils dire pour justifier ce turn-over démobilisateur et complètement improductif.
Improductif journalistiquement parlant parce que, en matière de management, on est dans le top du top. Que seraient ces cadres sans ces pratiques ? Rien ! Ils n'existeraient pas. Tandis que là, tous ces jeunes obligés contraints de courber l'échine pour conserver un CDD à l'indice 120 PQR quand ce n'est pas moins, c'est le pied !
Autre motif moins avouable de ces pratiques : grâce à cette précarité, finie l'indépendance de la rédaction ! Quel CDD peut contester les ordres des affidés d'"albertlondres" pour qui "déontologie" est un gros mot ?
Un qui s'y retrouve aussi c'est "laVoixdesonmaître". Loin d'aligner les rémunérations sur la sienne, il dispose là d'une masse salariale minimum qu'il se charge de maintenir au plus bas. Quand ces CDD vont acquérir un peu d'ancienneté, il les virera pour les remplacer par d'autres. L'essentiel, c'est que l'actionnaire s'y retrouve.
Et le lecteur dans tout ça ? Lui, il a déjà compris. Il fuit le journal de mois en mois. Nous voilà en-dessous des 60 000 exemplaires. Un record !
Quand on pense que la précédente direction avait recruté "le meilleur rédacteur en chef de France" pour relancer les ventes, c'est réussi !
Le Courrier de ce vendredi 29 octobre 2010 ne risque pas de booster l'OJD. Au lendemain d'une journée de grèves marquée, dans la région, par la multiplication d'opérations sporadiques, "albertlondres" et son équipe ont décidé de minimiser l'événement. Il se résume à quelques lignes en bas de page, sans photo. Par contre, ils ont encouragé les papiers en pages locales. Ce qui permet de dire : "Mais si, on en a parlé. Mais vous ne l'avez pas lu parce que vous n'aviez pas la bonne édition".
Par contre, tout le monde a eu droit à Geneviève de Fontenay et à ses candidates au titre de miss Picardie. En voilà du bon journalisme ! D'autant que lorsque toutes ces belles jeunes filles nous feront de beaux enfants, elles auront encore droit à leur photo dans le journal. "albertlondres" a créé pour elles la page "bébés". On dit merci qui ?

jeudi 21 octobre 2010

Papier recyclé

Les temps sont durs.
Trente-trois journalistes quittent le CP en faisant jouer leur clause de cession.
La direction réduit les effectifs de 92 à 87.
Les CDD se ramassent à la pelle avec des salaires de misère (indice 120 PQR), occupant, en toute illégalité, des postes de CDI libérés depuis des mois.
Et il faut malgré tout sortir un quotidien.
Heureusement, "laVoixdesonmaître" a doté la rédaction d'une nouvelle armée mexicaine. Triée sur le volet parmi les meilleurs collaborateurs d'"albertlondres", elle est chargée de tirer le journal vers le haut.
Jusqu'à présent, elle brille surtout par son goût du caporalisme. Ainsi sur l'air de "Je suis le chef/j'ai dit/tu exécutes", l'un de ces brillants sujets a imposé une dernière page, le jeudi 14 octobre 2010, qui restera dans les annales.
N'ayant à y mettre qu'une maigre dépêche AFP d'une cinquantaine de lignes journal, il a ordonné de la compléter en puisant dans la documentation un papier paru le... 30 septembre 2008. Comme ce brillant collaborateur ne fait pas dans la demi-mesure, il a repris l'article d'un confrère parti depuis la mi-août en clause de cession et qui - cerise sur le gâteau - a toujours refusé de signer l'accord sur les droits d'auteur. Pourquoi se gêner ?
La page en question était consacrée à "Séraphine", le film aux sept César, dont le producteur et le scénariste répondaient le jour même devant la justice d'une accusation de plagiat. Un sujet capital d'autant que la dame, peintre autodidacte de l'entre-deux-guerres, était originaire de Senlis.
Un sujet si important qu'une semaine après, les lecteurs du CP ne savent toujours pas ce qui s'est dit à l'audience et si les plagiaires ont été condamnés ou relaxés.
De (très) mauvaises langues prétendent que le galonné a imposé le sujet par excès de zèle. L'artiste née en 1864 à Senlis et morte à Clermont en 1942, avait pour nom de famille "Louis". Mais personne ne les croit.

lundi 11 octobre 2010

Les Nostradamus de l'info

Créer l'événement avant l'événement. "C'est nouveau, ça vient de sortir", aurait dit Coluche, et c'est l'oeuvre du grand "albertlondres".

Jamais dans l'histoire du CP, personne n'avait osé manipuler l'information de la sorte. Avec l'arrivée des "gentils ch'tis", l'indépendance de la rédaction en a pris un sacré coup. Heureusement, il reste encore quelques journalistes pour qui éthique et déontologie ont un sens. Grâce à eux, les lecteurs ont eu droit le vendredi 8 octobre 2010 à un compte-rendu du conseil municipal d'Amiens
conforme aux faits.
Mais il l'ont échappé belle parce que la nouvelle hiérarchie mise en place depuis septembre ne s'encombre pas de ces principes. Elle savait plusieurs heures avant la réunion des élus comment allait se dérouler le conseil municipal, comment il fallait rédiger le compte-rendu, quel angle le scribouillard devait donner à son papier. Ce jeudi 7 octobre 2010, elle avait tout anticipé.

Une association de commerçants du centre-ville avait décidé d'exprimer son mécontentement face au nouveau plan de circulation instauré le 4 janvier dernier, en allant chahuter un conseil municipal prévu à 18 heures à l'Hôtel de Ville. La réunion s'annonçait animée et nos Nostradamus de l'info avaient décidé d'écrire le début du papier en milieu d'après-midi. On n'est jamais trop prudent d'autant que, depuis le 20 septembre 2010, les "gentils ch'tis" nous obligent à boucler le journal à 22h10.

"Vent de révolte hier sur la ville" avaient-ils titré avec un sous-titre tout aussi mesuré : "Hier en fin d'après-midi, les commerçants du centre ville et des professions libérales ont manifesté contre le plan de circulation, avant de s'inviter au conseil municipal. Un conseil de rentrée qui s'est ouvert dans une ambiance tendue."
Comme si cela ne suffisait pas, nos éminents chefs recommandaient aux "journaleux" de "commencer ce papier par le paragraphe d'intro suivant :

"Hôtel de ville d'Amiens, hier 18 heures. Un imposant cortège de près de 1000 manifestants arrive devant la mairie. Pour la deuxième fois en moins d'un an, des commerçants, rejoints par des professions libérales ainsi que des anonymes, ont défilé dans le centre ville d'Amiens pour dire non au plan de circulation. Ils ne terminent pas leur marche de fronde devant la mairie par hasard. D'une part, ils interpellent le maire. Mais d'autre part, ils veulent se faire voir et entendre alors que débute le conseil municipal de rentrée (lire ci-dessous)."
Là, le porte-plume invite son sous-fifre à rédiger un "INTERTITRE" avant d'enchaîner sur le début du compte-rendu qui doit s'ouvrir (il en a décidé ainsi) par : "La manifestation a débuté une demi-heure plus tôt, place René Goblet." A partir de là, notre "envoyé spécial" pouvait se lâcher.

Heureusement, il existe encore au CP des journalistes qui ont une conscience professionnelle. Ils ont refusé de se plier à ces méthodes et ont exigé de publier leur papier rédigé en direct de la salle du conseil municipal.
Une révolte salutaire car les manifestants n'étaient pas "près de 1000" (selon la police journalistique) mais "une centaine" (selon les journalistes présents). Les Madame Soleil de l'info n'avaient pas prévu non plus que le maire Gilles Demailly allait annuler la séance.

La CFDT dénonce cette grave dérive. Elle défend un droit à une information de qualité et apporte son soutien à tous ceux qui refusent une rédaction formatée.