La clause de cession ouverte depuis le 1er février 2010 au CP est bien partie pour battre tous les records. A ce jour, neuf journalistes ont fait valoir leurs droits. Parmi eux trois jeunes confrères, signe du malaise qui règne au sein de cette rédaction mais qui n'interpelle en rien "albertlondres".
N'allez surtout pas lui dire que c'est le reflet de l'échec de sa politique. Il est convaincu, chaque matin quand il ouvre son journal (et voit des pages bébés en couleurs), qu'il fait le meilleur quotidien de France. Toujours satisfait de lui ! Si faute il y a, "albert" et sa bande des quatre ne sont jamais responsables.
"Il ne serait pas bon qu'il y ait 25 à 30 départs en clause de cession", avait craint lors des négociations "laVoixdesonmaître", ajoutant : "Notre objectif n'est pas de voir partir le maximum de journalistes". Raté !
Selon les estimations de la section CFDT du CP, bien plus fiables que tous les instituts de sondages, la barre des vingt départs sera allègrement dépassée. On risque même de tendre vers les vingt-cinq.
La commission arbitrale ne devrait pas chômer pour tous ceux qui dépassent les quinze ans d'ancienneté. Sauf s'ils écoutent les sirènes de la direction. Elle proclame, à qui veut l'entendre, qu'il est inutile de la saisir. Craindrait-elle que les arbitres découvrent des failles dans sa clause et qu'ils ne revoient à la hausse le chèque accordé aux salariés ?
La CFDT met en garde : attention à la désinformation de la direction ! Quand le fisc tombera sur votre déclaration (et compte-tenu de la somme versée, l'informatique lui signalera "l'anomalie"), il ne vous fera pas de cadeau. Si vous n'avez pas une sentence de la commission arbitrale, vous serez imposés plein pot sur les sommes perçues. Les plus malins pourront toujours demander à leur conseilleur d'alors de régler l'addition.
Face à l'hémorragie qui va secouer la rédaction, le Club des cinq songe à recruter et passe des petites annonces http://www.clubdelapressenpdc.org/spip.php?rubrique29.
Il recherche un chef d'édition pour renforcer sa petite bande. Il ne dit pas où : Beauvais, Compiègne, Péronne, Amiens ? Les paris sont ouverts. En tout cas, il considère qu'aucun d'entre nous n'est apte à occuper le poste. Quelle confiance !
A bien y réfléchir, cette démarche est plutôt flatteuse : on aurait été vexé d'être coopté par une équipe aussi dynamique.
mercredi 17 mars 2010
vendredi 12 mars 2010
Une grille salariale bien méritée
Les réunions direction-syndicats de journalistes sur la renégociation des accords d'entreprise se poursuivent à leur rythme. Nous avons quinze mois pour aboutir et pour le moment rien ne presse. La dernière séance s'est tenue ce mardi 9 mars 2010. La prochaine aura lieu le mardi 30 mars 2010.
Ces réunions sont jusqu'à présent sans surprises. En dénonçant les accords et la grille salariale de la presse parisienne, nous savions que les "gentils ch'tis" n'allaient pas faire dans le mieux disant social. La CFDT avait alerté les salariés sur ce point dès juin 2009.
La négociation n'est pas encore entrée dans le vif du sujet. Pour le moment, nous prenons connaissance des projets de la direction avant d'être en mesure de faire des propositions.
Mardi dernier, "laVoixdesonmaître" nous a ainsi présenté sa grille de salaires. Elle n'a rien à voir avec le sien qui, à lui seul, a mis les comptes de la scop dans le rouge. D'ailleurs son prédécesseur, notre ami "marcdallégeance", jaloux de ce que "éricbesson" lui avait accordé, ne s'est pas gêné pour, une fois viré, diffuser son contrat de travail.
Et sa lecture est instructive. En effet quoi qu'il arrivât, "laVoixdesonmaître" touchait le jackpot.
Si dans le délai d'un an (soit avant novembre 2009), il ne parvenait pas à liquider la scop au profit des "gentils ch'tis", il quittait le journal avec un parachute doré d'un an de salaire, ce qui conduisait l'entreprise inéluctablement au dépôt de bilan.
Grâce à son talent, il est parvenu à l'objectif fixé par "éricbesson" et son conseil d'administration où la VdN disposait de trois fauteuils. La scop n'existe plus et le désormais PDG de la SA dispose d'un nouveau contrat qu'on imagine mal inférieur au précédent.
Fort de cet exemple, la CFDT entend aborder les négociations sur la grille de salaires dans le même esprit. Les syndicats de journalistes sont tous d'accord sur un point : pas question d'accepter des salaires inférieurs à l'indice 140 (2313 euros) soit à peu près l'équivalent de l'indice 149 (2 344 euros) de la grille du SPP. La grille d'évolution des carrières doit s'inscrire entre les indices 140 et 180, hors hiérarchie.
Les naïfs qui imaginaient qu'ils travailleraient plus (200 jours contre 195) et gagneraient plus vont malgré tout pouvoir se raccrocher à un autre dogme sarkozyste : la promotion au mérite.
"albertlondres" l'a déjà mise en place à sa façon depuis son arrivée. A l'image de ceux qui l'ont recruté, il ne s'est pas entouré des meilleurs mais des plus serviles. Le résultat est à la hauteur. Dernier exemple : la publication du sondage sur les élections régionales en Picardie mardi dernier où n'apparaissent pas les chiffres des intentions de vote dans l'infographie d'une demi-page. Ils ont pourtant mitonné leur double page toute la journée. Bien entendu, officiellement, la faute incombe aux services "techniques".
On vous le dit, des talents comme ceux-là, ça se mérite !
Ces réunions sont jusqu'à présent sans surprises. En dénonçant les accords et la grille salariale de la presse parisienne, nous savions que les "gentils ch'tis" n'allaient pas faire dans le mieux disant social. La CFDT avait alerté les salariés sur ce point dès juin 2009.
La négociation n'est pas encore entrée dans le vif du sujet. Pour le moment, nous prenons connaissance des projets de la direction avant d'être en mesure de faire des propositions.
Mardi dernier, "laVoixdesonmaître" nous a ainsi présenté sa grille de salaires. Elle n'a rien à voir avec le sien qui, à lui seul, a mis les comptes de la scop dans le rouge. D'ailleurs son prédécesseur, notre ami "marcdallégeance", jaloux de ce que "éricbesson" lui avait accordé, ne s'est pas gêné pour, une fois viré, diffuser son contrat de travail.
Et sa lecture est instructive. En effet quoi qu'il arrivât, "laVoixdesonmaître" touchait le jackpot.
Si dans le délai d'un an (soit avant novembre 2009), il ne parvenait pas à liquider la scop au profit des "gentils ch'tis", il quittait le journal avec un parachute doré d'un an de salaire, ce qui conduisait l'entreprise inéluctablement au dépôt de bilan.
Grâce à son talent, il est parvenu à l'objectif fixé par "éricbesson" et son conseil d'administration où la VdN disposait de trois fauteuils. La scop n'existe plus et le désormais PDG de la SA dispose d'un nouveau contrat qu'on imagine mal inférieur au précédent.
Fort de cet exemple, la CFDT entend aborder les négociations sur la grille de salaires dans le même esprit. Les syndicats de journalistes sont tous d'accord sur un point : pas question d'accepter des salaires inférieurs à l'indice 140 (2313 euros) soit à peu près l'équivalent de l'indice 149 (2 344 euros) de la grille du SPP. La grille d'évolution des carrières doit s'inscrire entre les indices 140 et 180, hors hiérarchie.
Les naïfs qui imaginaient qu'ils travailleraient plus (200 jours contre 195) et gagneraient plus vont malgré tout pouvoir se raccrocher à un autre dogme sarkozyste : la promotion au mérite.
"albertlondres" l'a déjà mise en place à sa façon depuis son arrivée. A l'image de ceux qui l'ont recruté, il ne s'est pas entouré des meilleurs mais des plus serviles. Le résultat est à la hauteur. Dernier exemple : la publication du sondage sur les élections régionales en Picardie mardi dernier où n'apparaissent pas les chiffres des intentions de vote dans l'infographie d'une demi-page. Ils ont pourtant mitonné leur double page toute la journée. Bien entendu, officiellement, la faute incombe aux services "techniques".
On vous le dit, des talents comme ceux-là, ça se mérite !
vendredi 5 mars 2010
La Voix du seigneur
"Nous sommes heureux de vous annoncer le lancement du site Intranet du Groupe La Voix. Dès aujourd'hui, via http://intranet.lavoix.com/, vous avez accès à des informations sur nos différentes sociétés."
Le jeudi 25 février 2010, tous les salariés du CP ont reçu de nos "gentils ch'tis" ce "gentil" courriel. Ne vous précipitez pas pour vous connecter, on ne peut le faire qu'en interne. De chez soi, on n'a accès qu'à la page d'accueil. La transparence, c'est bien mais elle a ses limites.
D'autant qu'il faut être un peu maso pour se délecter de ces pages de propagande. Tout est merveilleux dans le joli monde de la bande à biloute où visiblement le CP n'y a pas encore sa place.
"éricbesson" et "marcdallégeance" auraient pu prendre des leçons de communication. Pour faire adhérer les troupes à leur politique de liquidation de la scop, ils avaient eux aussi créé leur Pravda. Elle s'appelait "Notre Courrier", bénéficiait d'un tirage papier sur 4 pages et affichait un sous-titre qui, après les événements de 2009, prend une saveur particulière : "Ensemble aujourd'hui nous bâtissons demain".
Tous les affidés de la direction d'alors, le petit doigt sur la couture du pantalon, se fendaient de leur article triomphal sur l'avenir radieux de notre coopérative. L'un d'eux, rédacteur en chef technique, a quitté le navire dès le premier jour de la mise en place de la clause de cession. Le 1er mars, il était parti sans demander son reste.
Une autre, responsable de la promotion, vient d'être mutée (de son plein gré ?) à PMP. Pas vraiment une promotion et probablement en acceptant une diminution substantielle de son salaire.
Fin 2009, le responsable de PMP mis en place par "marcdallégeance" avait été écarté pour être remplacé par un vrai professionnel de la pub.
Et le nettoyage n'est certainement pas terminé.
Bien entendu, toutes ces informations vous ne les lirez jamais sur l'intranet.lavoix.com. A moins que nos "gentils tch'tis" nous accordent un espace d'expression syndicale.
En attendant "vous recevrez régulièrement des invitations à vous connecter pour connaître les dernières communications dans les domaines éditoriaux, commerciaux, économiques et de ressources humaines notamment", précise le courriel lillois.
Et à chaque connection, a-t-on droit à des points s'Miles ?
Le jeudi 25 février 2010, tous les salariés du CP ont reçu de nos "gentils ch'tis" ce "gentil" courriel. Ne vous précipitez pas pour vous connecter, on ne peut le faire qu'en interne. De chez soi, on n'a accès qu'à la page d'accueil. La transparence, c'est bien mais elle a ses limites.
D'autant qu'il faut être un peu maso pour se délecter de ces pages de propagande. Tout est merveilleux dans le joli monde de la bande à biloute où visiblement le CP n'y a pas encore sa place.
"éricbesson" et "marcdallégeance" auraient pu prendre des leçons de communication. Pour faire adhérer les troupes à leur politique de liquidation de la scop, ils avaient eux aussi créé leur Pravda. Elle s'appelait "Notre Courrier", bénéficiait d'un tirage papier sur 4 pages et affichait un sous-titre qui, après les événements de 2009, prend une saveur particulière : "Ensemble aujourd'hui nous bâtissons demain".
Tous les affidés de la direction d'alors, le petit doigt sur la couture du pantalon, se fendaient de leur article triomphal sur l'avenir radieux de notre coopérative. L'un d'eux, rédacteur en chef technique, a quitté le navire dès le premier jour de la mise en place de la clause de cession. Le 1er mars, il était parti sans demander son reste.
Une autre, responsable de la promotion, vient d'être mutée (de son plein gré ?) à PMP. Pas vraiment une promotion et probablement en acceptant une diminution substantielle de son salaire.
Fin 2009, le responsable de PMP mis en place par "marcdallégeance" avait été écarté pour être remplacé par un vrai professionnel de la pub.
Et le nettoyage n'est certainement pas terminé.
Bien entendu, toutes ces informations vous ne les lirez jamais sur l'intranet.lavoix.com. A moins que nos "gentils tch'tis" nous accordent un espace d'expression syndicale.
En attendant "vous recevrez régulièrement des invitations à vous connecter pour connaître les dernières communications dans les domaines éditoriaux, commerciaux, économiques et de ressources humaines notamment", précise le courriel lillois.
Et à chaque connection, a-t-on droit à des points s'Miles ?
samedi 27 février 2010
Sup de Com
Il y a des jours où on est très fier d'appartenir à un grand journal. Ce fut le cas ce vendredi 26 février 2010 où nous avons enfin renoué avec le journalisme d'investigation en titrant à la Une : "Des dirigeants de Sup de Co en garde à vue".
Sup de Co, le sujet préféré d'"albertlondres". Il ne rate jamais l'occasion d'encourager ses troupes pour enquêter sur cette école de commerce où semble régner une drôle d'ambiance. On l'entend d'ici déclarer à son journaliste :"Laisse tomber la page "bébés", Coco ! Consacre-toi entièrement à l'affaire qui fâche. Peu importe si l'article déplaît à nos amis de la CCI. "laVoixdesonmaître" pourra toujours faire pression sur moi, j'ai une carte de presse, moi Monsieur !"
Il y a un mois, "albertlondres" avait "félicité" le confrère qui avait sorti le dossier en l'invitant à l'enterrer en pages locales. "L'affaire est complexe à traiter compte tenu que nous sommes à la fois sur un terrain social, psychologique, judiciaire et politique" lui avait-il rappelé. Il lui recommandait de se méfier de ses sources et d'"avancer, à compter de maintenant, que sur la base d'informations et d'informations sourcées, recoupées".
Ses informations était si peu "sourcées et recoupées" que ces derniers jours, la police procédait à quatre garde à vue parmi les responsables de l'école. Ceux qui voient en cette attitude de la défiance ne sont que des persifleurs qui ne comprennent rien à la noble tâche de "rédacteurenchéfrisation".
Le Club des Cinq qui nous dirige est tellement pris par cette enquête que ce mercredi 24 février 2010, il n'a pas vu les camions de gendarmes mobiles massés rue de la République à Amiens, sous les fenêtres du journal, ni entendu les retraités venus manifester pour défendre leur pouvoir d'achat. Pas une ligne, pas une photo dans le journal du lendemain !
A trop rechercher l'information "sourcée et recoupée", en auraient-ils oublié les fondamentaux ?
Sup de Co, le sujet préféré d'"albertlondres". Il ne rate jamais l'occasion d'encourager ses troupes pour enquêter sur cette école de commerce où semble régner une drôle d'ambiance. On l'entend d'ici déclarer à son journaliste :"Laisse tomber la page "bébés", Coco ! Consacre-toi entièrement à l'affaire qui fâche. Peu importe si l'article déplaît à nos amis de la CCI. "laVoixdesonmaître" pourra toujours faire pression sur moi, j'ai une carte de presse, moi Monsieur !"
Il y a un mois, "albertlondres" avait "félicité" le confrère qui avait sorti le dossier en l'invitant à l'enterrer en pages locales. "L'affaire est complexe à traiter compte tenu que nous sommes à la fois sur un terrain social, psychologique, judiciaire et politique" lui avait-il rappelé. Il lui recommandait de se méfier de ses sources et d'"avancer, à compter de maintenant, que sur la base d'informations et d'informations sourcées, recoupées".
Ses informations était si peu "sourcées et recoupées" que ces derniers jours, la police procédait à quatre garde à vue parmi les responsables de l'école. Ceux qui voient en cette attitude de la défiance ne sont que des persifleurs qui ne comprennent rien à la noble tâche de "rédacteurenchéfrisation".
Le Club des Cinq qui nous dirige est tellement pris par cette enquête que ce mercredi 24 février 2010, il n'a pas vu les camions de gendarmes mobiles massés rue de la République à Amiens, sous les fenêtres du journal, ni entendu les retraités venus manifester pour défendre leur pouvoir d'achat. Pas une ligne, pas une photo dans le journal du lendemain !
A trop rechercher l'information "sourcée et recoupée", en auraient-ils oublié les fondamentaux ?
mardi 23 février 2010
La meilleure année de la décennie
La CFDT l'avait prédit ; les "gentils ch'tis" l'ont réalisé : l'année 2009 restera probablement comme la meilleure année de la décennie.
Pas pour les sociétaires qui en vendant leurs parts ont vendu leur indépendance, mais pour le nouvel actionnaire. Souvenez-vous en juin dernier, nous étions au bord du dépôt de bilan. Les Cassandre lillois relayés par leurs complices amiénois claironnaient partout : "Vendez, vendez si vous voulez que nous vous sauvions de la faillite".
A l'époque, la CFDT était seule à prêcher le contraire, soulignant qu'il s'agissait d'effrayer le bon peuple pour ramasser la mise à moindres frais. Les résultats financiers de 2009, communiqués ce lundi 21 février 2010 en comité d'entreprise, nous donnent raison.
Avec un résultat courant de plus de 700 000 euros, le CP ne s'est jamais aussi bien porté depuis le début du siècle. "marcdallégeance", notre ex-prix Nobel d'économie, doit en être vert de rage.
La direction, un peu gênée aux entournures, minimise la performance. Elle l'attribue à une subvention portage passée de 90 000 euros en 2008 à... 780 000 euros en 2009 (merci Sarko !) et qui sera renouvelée en 2010 (re-merci Sarko !). Elle oublie de préciser que, dès mai 2009, elle avait connaissance de cette manne financière.
Au temps béni de la scop, le comité d'entreprise était informé chaque mois de l'évolution économique du journal. Depuis décembre 2009, "laVoixdesonmaître" fait tout pour ne pas communiquer sur le sujet. On comprend mieux pourquoi aujourd'hui. Invoquant "une logique de groupe différente", il n'a d'ailleurs pas l'intention d'être trop prolixe les mois prochains. Pas question que le personnel se rende compte qu'il a été floué, que la scop était viable et que les "gentils ch'tis" s'en mettent déjà plein les poches. Les chiffres qui nous ont été donnés sont d'ailleurs très succincts et ne permettent pas d'entrer dans le détail.
Ces résultats sont à mettre en parallèle avec les ventes qui continuent leur chute libre. On frôle les - 4% en 2009 en semaine et pour la deuxième année consécutive, le JDD recule (- 3,27%). Avec de telles performances, notre "albertlondres" aurait mérité une sélection aux JO de Vancouver. C'était une médaille assurée en... descente .
Pas pour les sociétaires qui en vendant leurs parts ont vendu leur indépendance, mais pour le nouvel actionnaire. Souvenez-vous en juin dernier, nous étions au bord du dépôt de bilan. Les Cassandre lillois relayés par leurs complices amiénois claironnaient partout : "Vendez, vendez si vous voulez que nous vous sauvions de la faillite".
A l'époque, la CFDT était seule à prêcher le contraire, soulignant qu'il s'agissait d'effrayer le bon peuple pour ramasser la mise à moindres frais. Les résultats financiers de 2009, communiqués ce lundi 21 février 2010 en comité d'entreprise, nous donnent raison.
Avec un résultat courant de plus de 700 000 euros, le CP ne s'est jamais aussi bien porté depuis le début du siècle. "marcdallégeance", notre ex-prix Nobel d'économie, doit en être vert de rage.
La direction, un peu gênée aux entournures, minimise la performance. Elle l'attribue à une subvention portage passée de 90 000 euros en 2008 à... 780 000 euros en 2009 (merci Sarko !) et qui sera renouvelée en 2010 (re-merci Sarko !). Elle oublie de préciser que, dès mai 2009, elle avait connaissance de cette manne financière.
Au temps béni de la scop, le comité d'entreprise était informé chaque mois de l'évolution économique du journal. Depuis décembre 2009, "laVoixdesonmaître" fait tout pour ne pas communiquer sur le sujet. On comprend mieux pourquoi aujourd'hui. Invoquant "une logique de groupe différente", il n'a d'ailleurs pas l'intention d'être trop prolixe les mois prochains. Pas question que le personnel se rende compte qu'il a été floué, que la scop était viable et que les "gentils ch'tis" s'en mettent déjà plein les poches. Les chiffres qui nous ont été donnés sont d'ailleurs très succincts et ne permettent pas d'entrer dans le détail.
Ces résultats sont à mettre en parallèle avec les ventes qui continuent leur chute libre. On frôle les - 4% en 2009 en semaine et pour la deuxième année consécutive, le JDD recule (- 3,27%). Avec de telles performances, notre "albertlondres" aurait mérité une sélection aux JO de Vancouver. C'était une médaille assurée en... descente .
mardi 9 février 2010
Aux ordres du mérite
La première réunion de négociation faisant suite à la dénonciation des accords d'entreprise par la direction s'est tenue ce mardi 9 février 2010. Il n'en est rien sorti de concret sinon deux mises au point de la direction qui en disent long sur ses intentions futures.
1 - L'effectif de la rédaction (92 journalistes actuellement) ne sera plus défini. "On ne souhaite pas avoir un accord où figurera un effectif", a déclaré notre PDG. Comment va-t-il concilier cette mesure avec l'organigramme que le rédacteur en chef est chargé d'établir dans le cadre de la nouvelle formule ? Mystère !
Pour la CFDT, il faudra bien qu'un effectif minimum apparaisse quelque part.
2 - Demain, les journalistes du CP seront notés au MERITE. Et vive le libéralisme !
Il est bien entendu que le mérite vu par "laVoixdesonmaître" ou "albertlondres", c'est par exemple ne pas adhérer à la CFDT ou ne pas fréquenter ses adhérents. N'allez pas croire que ce sont vos qualités professionnelles !
Les négociations entreront dans le vif du sujet début mars avec la définition des qualifications autour de la grille de salaire de la presse quotidienne régionale en lieu et place de celle de la presse parisienne, et les évolutions de carrière.
Pour la CFDT, il n'est pas question de moins disant salarial. Lors du comité d'entreprise de janvier 2010, nous avons montré que la direction économiserait 450 euros par mois sur chaque nouveau rédacteur embauché. Selon nos calculs, l'économie faite sur l'ensemble de la masse salariale de la maison sera de l'ordre des 2,5 millions d'euros par an. L'actionnaire se frotte déjà les mains !
Autre sujet ardu : le temps de travail. Pour information, nos amis de la VdN travaillent 200 jours par an et nous 195.
1 - L'effectif de la rédaction (92 journalistes actuellement) ne sera plus défini. "On ne souhaite pas avoir un accord où figurera un effectif", a déclaré notre PDG. Comment va-t-il concilier cette mesure avec l'organigramme que le rédacteur en chef est chargé d'établir dans le cadre de la nouvelle formule ? Mystère !
Pour la CFDT, il faudra bien qu'un effectif minimum apparaisse quelque part.
2 - Demain, les journalistes du CP seront notés au MERITE. Et vive le libéralisme !
Il est bien entendu que le mérite vu par "laVoixdesonmaître" ou "albertlondres", c'est par exemple ne pas adhérer à la CFDT ou ne pas fréquenter ses adhérents. N'allez pas croire que ce sont vos qualités professionnelles !
Les négociations entreront dans le vif du sujet début mars avec la définition des qualifications autour de la grille de salaire de la presse quotidienne régionale en lieu et place de celle de la presse parisienne, et les évolutions de carrière.
Pour la CFDT, il n'est pas question de moins disant salarial. Lors du comité d'entreprise de janvier 2010, nous avons montré que la direction économiserait 450 euros par mois sur chaque nouveau rédacteur embauché. Selon nos calculs, l'économie faite sur l'ensemble de la masse salariale de la maison sera de l'ordre des 2,5 millions d'euros par an. L'actionnaire se frotte déjà les mains !
Autre sujet ardu : le temps de travail. Pour information, nos amis de la VdN travaillent 200 jours par an et nous 195.
mardi 2 février 2010
Caméra Café
"Un conseil : évitez de traîner du côté de la machine à café et évitez le contact avec certains confrères."
"albertlondres" n'aime pas les délégués syndicaux et leurs amis. Il le fait savoir. Pas à la cantonade, n'exagérons rien, mais à l'occasion de petites rencontres informelles.
Ainsi vendredi dernier, il a tenu pour la première fois depuis plus de cinq ans, une réunion à la locale Amiens où il a adressé ces fortes recommandations. Pour rester dans le ton, il aurait même pu ajouter que nous avions des têtes pas très catholiques.
Il faut dire que ces affreux délégués syndicaux l'empêchent de "rédacteurenchef-iser" tranquillement. Ils sont venus défendre un confrère à qui il était reproché d'avoir fait son travail. Plus précisément d'avoir sorti une affaire qui déplaisait à quelques pontes de la CCI d'Amiens liés à nos amis du Crédit Agricole. Au moins avec les pages "bébés", on n'a pas tous ces problèmes !
Il s'est permis pour l'occasion de donner une leçon de titraille. "Ambiance malsaine à Sup de co", c'est pas très bon ! Il préfère : "Sup de co : la PJ enquête" ou "L'enquête sur le stress au travail à Sup de co". Voilà du titre percutant !
On ne voudrait pas se moquer mais la maison organise un stage "comment titrer". "albertlondres" peut s'y inscrire, son ami du Club des Cinq enregistre les candidatures jusqu'au 8 février.
L'as de la titraille a aussi repris sa chasse aux sorcières. La CFDT est plus que jamais en ligne de mire. Le "blogueur insomniaque" l'empêche visiblement de dormir. Il le déçoit aussi. De toute évidence, "albertlondres" a vérifié les heures de mise en ligne de ses billets dans l'espoir de le sanctionner au cas où il les aurait rédigés pendant les heures de travail. Et celui-là va encore lui troubler le sommeil. Faut-il dérégler l'horloge pour lui faire plaisir ?
On ne perd rien à attendre. Il l'a dit vendredi aux confrères amiénois : "Dans quatre mois, ça va changer !"
"albertlondres" n'aime pas les délégués syndicaux et leurs amis. Il le fait savoir. Pas à la cantonade, n'exagérons rien, mais à l'occasion de petites rencontres informelles.
Ainsi vendredi dernier, il a tenu pour la première fois depuis plus de cinq ans, une réunion à la locale Amiens où il a adressé ces fortes recommandations. Pour rester dans le ton, il aurait même pu ajouter que nous avions des têtes pas très catholiques.
Il faut dire que ces affreux délégués syndicaux l'empêchent de "rédacteurenchef-iser" tranquillement. Ils sont venus défendre un confrère à qui il était reproché d'avoir fait son travail. Plus précisément d'avoir sorti une affaire qui déplaisait à quelques pontes de la CCI d'Amiens liés à nos amis du Crédit Agricole. Au moins avec les pages "bébés", on n'a pas tous ces problèmes !
Il s'est permis pour l'occasion de donner une leçon de titraille. "Ambiance malsaine à Sup de co", c'est pas très bon ! Il préfère : "Sup de co : la PJ enquête" ou "L'enquête sur le stress au travail à Sup de co". Voilà du titre percutant !
On ne voudrait pas se moquer mais la maison organise un stage "comment titrer". "albertlondres" peut s'y inscrire, son ami du Club des Cinq enregistre les candidatures jusqu'au 8 février.
L'as de la titraille a aussi repris sa chasse aux sorcières. La CFDT est plus que jamais en ligne de mire. Le "blogueur insomniaque" l'empêche visiblement de dormir. Il le déçoit aussi. De toute évidence, "albertlondres" a vérifié les heures de mise en ligne de ses billets dans l'espoir de le sanctionner au cas où il les aurait rédigés pendant les heures de travail. Et celui-là va encore lui troubler le sommeil. Faut-il dérégler l'horloge pour lui faire plaisir ?
On ne perd rien à attendre. Il l'a dit vendredi aux confrères amiénois : "Dans quatre mois, ça va changer !"
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